Anteleïa

La Terre des traversées — Le Chant des Gardiens

Aux premiers instants de l’Unisphéra, lorsque les mondes n’étaient encore que des ébauches sous le pinceau du Grand Créateur, Anteleïa fut la première à conserver l’une des notes primordiales du Chant de Lunélys, mémoire précieuse de ce qui fut avant l’Être et le Temps.

Anteleïa est le sanctuaire des âmes animales, un monde d’eau, de brume et de mémoire où chaque onde semble porter l’écho d’une vie passée et chaque arbre conserve précieusement dans ses fruits les souvenirs de toutes les âmes qui traversent ce monde.

Sous le crépuscule éternel de Mirza, dans la constellation de Canis Majoris, Anteleïa est une planète de brumes et d’eaux.
Aucun océan ne la recouvre, aucune terre n’y émerge véritablement.
Sa surface est composée de rivières entrelacées, de lacs immobiles et de marais profonds, enveloppés d’une brume permanente.

Des arbres millénaires y croissent, leurs racines plongeant dans l’eau où circulent les mémoires des âmes défuntes. Leurs branchent se rejoignent parfois pour former de véritables arches vivantes, Portails qui relient les mondes et forment des arches vivantes, portails magiques entre les mondes.
Anteleïa est un lieu de transition, où les âmes animales cheminent, guidées par les Alkéïdes, vers d’autres formes d’existence.

Le sanctuaire des âmes animales

Là, les Alkéïdes, Gardiens aux cornes étoilées, accueillent les âmes nouvelles et les guident à travers les marais phosphorescents, les eaux lentes et les forêts de mémoire. Autour d’elles, les lucioles-mémoire font remonter les fragments de leur vie passée : une voix aimée, une caresse, une odeur familière, une course heureuse, un regard échangé. Peu à peu, la peur et la confusion s’apaisent.

Lorsque la vie d’un animal s’achève, son dernier souffle ne disparaît pas. Il traverse le Voile et rejoint les brumes d’Anteleïa, porté par les liens d’amour, les souvenirs et tout ce qui fut partagé au cours de son existence.

Certaines âmes animales, en particulier les chiens-âmes ayant accompli leur élévation, demeurent un temps à Anteleïa avant de poursuivre leur chemin. Elles peuvent alors renaître autrement : parfois en humain, parfois en guide, parfois en lumière. D’autres choisissent de rester pour veiller et accueillir à leur tour ceux qui franchiront le Passage.

Lorsque le lien entre un animal et son humain fut particulièrement pur et profond, Anteleïa peut aussi entrouvrir ses frontières. Dans le songe, ou parfois à la lisière de la mort, les êtres aimés peuvent se retrouver un instant, se reconnaître, se dire adieu… ou pressentir qu’une autre rencontre les attend.

Les Alkéïdes — Le Chant des Gardiens

Les Alkéïdes sont les gardiens d’Anteleïa. Mi-végétaux, mi-esprits animaux incarnés, leurs silhouettes rappellent celles d’antilopes élancées. Leur corps semble façonné d’écorce, de mousse et de feuillages verts et dorés, tandis que de longues excroissances s’élèvent au-dessus de leur tête et leur permet de communiquer par télépathie entre eux et avec les âmes animales.

Ils appartiennent pleinement à ce monde et veillent sur les âmes animales qui y arrivent après leur mort.

Les Alkéïdes sont les Gardiens des traversées.

À travers les marais, les forêts-mémoires et les rives du Lac sacré de Valhondra, ils guident les âmes vers les Portails de Passage. Ces portails permettent de quitter Anteleïa pour rejoindre une nouvelle forme d’existence, selon le degré d’évolution atteint par l’âme.

Les Alkéïdes sont ainsi les passeurs du cycle animal. Ils accompagnent chaque esprit jusqu’à ce qu’il soit prêt à renaître sous une forme nouvelle, parfois plus consciente, plus complexe ou plus élevée.

Ils l’aident simplement à se souvenir de ce qu’elle est, afin qu’elle puisse reconnaître elle-même le chemin qui l’attend.

Le rituel de passage

Lorsqu’une âme est prête à poursuivre son chemin, les Alkéïdes forment autour du Lac sacré le Cercle de la Lueur. Leur chant entre en résonance avec l’eau et éveille les lucioles-mémoire, qui restituent à l’âme les fragments essentiels de sa vie passée. L’Arbre-Mémoire laisse alors tomber une feuille à ses pieds : le signe qu’elle est reconnue et que son passage peut commencer.

  • La Renaissance — l’âme retourne dans le cycle des vies et s’incarne à nouveau.
  • L’Évolution — elle poursuit son chemin vers une forme d’existence plus élevée.
  • La Veille — elle demeure sur Anteleïa afin de protéger, guider ou accompagner d’autres âmes.

Les Alkéïdes restent auprès de l’âme jusqu’au seuil du Portail. Ils ne le franchissent jamais.

HOPE, Gardienne du Portail des Brumes

Dans les clairières d’Anteleïa, Hope veille sur les âmes avec douceur et courage.

Compagne des Alkéïdes, elle ouvre les portails invisibles entre les mondes, guidant chaque esprit vers sa lumière prochaine.

Légendes & Contes d’Anteleïa

Retrouvez ici les récits liés à Anteleïa, aux âmes animales et aux passages entre les mondes.